Sur Vibranium, nous utilisions du Cerakote pour protéger la surface de nos combinés.
C’est un excellent traitement. Il résiste bien à la corrosion, il encaisse les chocs, et il offre une finition propre. On n’a rien à lui reprocher, et des centaines d’unités Vibranium tournent toujours avec, un peu partout dans le monde.
Mais pour Erebus, on a voulu aller plus loin.
Cerakote : une couche posée par-dessus
Le Cerakote est un film céramique appliqué sur le métal. On commence par sabler chaque pièce, la nettoyer et la dégraisser avant de l’appliquer. Il adhère bien, il protège bien. Ils ont bâti leur réputation aux États-Unis sur le traitement et la protection des armes à feu.
Mais ça reste une couche posée par-dessus. Ce que vous faites avec vos véhicules ressemble beaucoup à l’enfer pour tout revêtement : projections de pierres, abrasion répétée dans le sable ou dans la boue… Le Cerakote finit par s’user localement. C’est normal, c’est la nature de tout revêtement appliqué. Et ce n’est d’ailleurs pas grave pour les performances des Nimbus, car sous le Cerakote, vous retrouvez des aluminiums qui eux, ne bougeront pas.
Mais esthétiquement, ça fait quand même un peu désordre. On a décidé que ça aussi devait évoluer.
Anodisation dure Type III : la protection devient le métal
Sur Erebus, la protection est une anodisation dure de Type III.
La différence est fondamentale, et c’est elle qui a guidé ce choix : l’anodisation dure ne se pose pas sur le métal. Elle se fait dans le métal. Elle devient le métal.
C’est une transformation électrochimique de la surface de l’aluminium en oxyde d’aluminium. La couche protectrice pousse dans et depuis le métal lui-même. Elle ne peut pas s’écailler. Elle ne peut pas se décoller. Elle fait partie de la pièce. C’est une distinction que, malheureusement, aucun revêtement appliqué ne peut offrir, aussi bon soit-il.
Les chiffres
Selon les alliages que nous utilisons, la dureté de surface après anodisation dure est multipliée par 2 à 4,5 (échelle Vickers, même métal, avant et après traitement).
Épaisseur de la couche protectrice : 25 à 100 microns selon la zone, formée dans et depuis le métal.
Norme : MIL-A-8625 Type III — la même spécification utilisée par l’industrie de défense et l’aéronautique pour protéger les composants hydrauliques, les pièces de trains d’atterrissage, et les équipements soumis à des contraintes mécaniques et environnementales sévères.
Sur vos suspensions, ça veut dire une surface qui encaisse tout ce que vous lui infligez : pierres, sel, boue, UV, frottements mécaniques, année après année, sans dégradation de la protection. Parce que la protection, c’est le métal lui-même.
Et le Cerakote dans tout ça ?
Abandonne-t-on définitivement le Cerakote ? Non.
Vous aurez toujours la possibilité de personnaliser la couleur de vos Nimbus si vous le souhaitez. Le rouge et noir est très populaire chez les propriétaires de Grenadiers, presque autant qu’il l’est chez les supporters du Stade Toulousain ou du RC Toulon. Le Cerakote viendra simplement se poser par-dessus l’anodisation dure — la ceinture et les bretelles en matière de protection.
La logique Erebus
Intégrer l’anodisation dure suit la même logique que pour chaque composant d’Erebus. TiN sur la tige. Rotules FLURO en lieu et place de rotules généralistes. Et maintenant, ce procédé au cœur du métal au lieu d’un revêtement appliqué.
Chaque choix technique est fait pour une seule raison : le bénéfice réel pour vous dans les conditions que nous imposons parfois à nos véhicules, pour les décennies à venir.
Erebus est disponible pour tous les modèles sur notre page Modèles & Tarifs. Une question ? Contactez-nous.